Auditionnée à l’Assemblée nationale dans le cadre des travaux sur la loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, la CGT a défendu des droits concrets pour les victimes au travail et des moyens pour que la loi change réellement la vie des salarié·es.
Pour la CGT, la prévention des violences sexistes et sexuelles doit devenir une véritable politique dans les entreprises : formation des managers et des délégué·es syndicaux, moyens humains dédiés, et non une simple obligation formelle. Le syndicat demande des autorisations d’absence rémunérées pour les victimes qui doivent engager des démarches (médicales, judiciaires, administratives), ainsi que le renforcement des droits syndicaux pour accompagner et protéger celles et ceux qui parlent.
La CGT a également alerté les parlementaires sur deux dispositions du projet de loi qui risquent de museler la parole des victimes et d’affaiblir la protection attendue. Elle appelle à une loi intégrale dotée de réels moyens : moyens pour les entreprises, pour les services publics et pour les associations qui accompagnent les victimes.
La CGT rappelle enfin que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles est une condition de l’égalité professionnelle et de la dignité au travail, et que les organisations syndicales ont un rôle central à jouer dans l’alerte, l’accompagnement et la prévention.
Source : CGT (cgt.fr) — Violences sexistes et sexuelles : la CGT défend des droits au travail et des moyens pour une loi
